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AUTOROUTE. --Des centaines de routiers étaient bloqués hier soir entre le péage de Bénesse-Maremne et l'aire de Saubion

:Fabien Rabatel.

Environ 600 camions sont bloqués depuis lundi entre le péage de Bénesse-Maremne et l'aire de Saubion, dans les deux sens. Les routiers espagnols ont provoqué depuis le début de la semaine un barrage filtrant la circulation des poids lourds à Biriatou, au Pays basque, empêchant ainsi les transporteurs européens d'entrer en Espagne. Une situation provoquée par la grève illimitée engagée par Fenadismer, une organisation des patrons routiers espagnols, afin de protester contre la hausse du prix du gazole.

Trouver de quoi manger. Certains sont garés dès la sortie de Capbreton, du parking du supermarché Lidl à l'autoroute, sur les petites aires de repos. Ils jouent au foot entre les camions. Beaucoup ont fait des courses et rejoignent leur véhicule à pieds. Le long de l'autoroute, sur la bande d'arrêt d'urgence, même scénario sur des kilomètres, un alignement sans fin de poids lourds et, dans le sens Nord - Sud, des plots ont été posés au milieu de la voie afin de garantir un minimum de sécurité. L'aire de Saubion est saturée des deux côtés. Nombreux sont les Slovaques, Allemands, Italiens, Polonais et même Espagnols à attendre que le blocage soit levé. Ils s'organisent comme ils peuvent mais ils étaient nombreux à ne pas avoir de quoi manger, en début de soirée. Daniel, René et Paolo, des Allemands, doivent livrer des fenêtres dans les grandes villes espagnoles. Stoppés depuis lundi, ils ont sorti tout l'attirail pour dîner dehors : mini-barbecue, chaises pliantes et bière française. « Nous avons marché environ quatre kilomètres aujourd'hui pour trouver un supermarché », explique Daniel, en anglais. « En Allemagne aussi, le gazole augmente mais personne ne manifeste. Regardez autour de vous, certains en ont marre, ici, mais d'autres font quand même la fête ».


À quelques mètres de là, un groupe de Polonais discute vivement en gardant le sourire. Martin et ses collègues, âgés d'une vingtaine d'années, doivent transporter des frigos en Espagne. Ils ont aussi marché des heures cet après-midi pour trouver une épicerie ou une grande surface d'ouverte, au niveau de Saubion et alentours. « Ça va, nous avons ce qu'il faut pour boire, plaisante-t-il. Mais oui, le gazole est aussi un problème en Pologne ». Un peu plus loin, ce sont d'autres Polonais qui se contentent de l'eau des robinets des toilettes publiques. Ils n'ont pas pu prévoir de quoi manger pour la soirée.


Des routiers espagnols, parfois en rognes, attendent aussi la levée du blocage. Pedro et Sebastian, Chiliens d'origine, avaient livré leurs marchandises en Allemagne et devaient rentrer à Irun quand la police leur a ordonné de faire demi-tour.

Ils attendent sur l'aire dans le sens Nord - Sud. Pour Pedro, le prix du gazole est trop élevé mais il n'accepte pas forcément ce barrage. « C'est un problème mondial et je pense que le prix devrait être identique pour tous les pays européens. » Comme tous les autres, ils iront acheter de nouvelles denrées aujourd'hui en cas de prolongation du mouvement.

Aucun ne sait encore s'il pourra reprendre la route.

 

Le prix du gasoil ou la failite d'un système

Actualité de l'A65 :

 

Le journal Sud-Ouest Anarchie sur l'A63

 

Des grèves de routiers nous en avons tous vécues. Celle-ci a quelque chose de particulier c'est une revendication européenne qui dépasse très largement les routiers les pécheurs, l'industrie, la S.N.C.F., l'aviation, la défense, etc etc

Comment les gouvernements de la zone €uros vont ils résoudre durablement une augmentation de 50% du prix de l'énergie en 6 mois ?

Équation insoluble et insupportable, la diminution des taxes qui pourrait re-équilibrer les prix se retrouverait chez les producteurs. Transfert de nos impôts (tipp) vers une sorte de taxe sur l'énergie.

Si une telle solution était retenue, les caisses des états constituées principalement d'impôts indirects (TIPP+TVA) se retrouveraient fort démunies et ce serait l'explosion des déficits publics et de l'€uros ... Avec comme conséquence supplémentaire qu'un €uro faible serait encore plus faible vis à vis du pétrodollars.

La solution grenelle de l'environement et les solutions énergies durables et renouvelables vont mettre au moins 20 ans a venir ... Comment allons nous faire vivre nos enfants pendant ces 20 ans ?

Pourquoi aucun constructeur de camion ne propose de solution propre ? Serait ce uniquement parce que pour produire de l'hydrogène il faut du pétrole ? Pourquoi moi le citoyen de base n'ai je aucune réponse à donner à ma progéniture ?

benson

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